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Hyperphagie et crises alimentaires

  • Photo du rédacteur: Florence Waldmeyer
    Florence Waldmeyer
  • 24 juin
  • 8 min de lecture

Ce n’est pas un manque de volonté

Il y a des personnes qui arrivent en consultation en me disant :

“Je sais ce que je devrais faire, mais je n’y arrive pas.”“Je mange bien toute la journée, puis le soir je perds le contrôle.”“Je fais attention pendant quelques jours, puis je craque.”“Je n’arrive pas à m’arrêter.”“Je me sens nulle après avoir mangé.”“J’ai honte.”

Et souvent, la première chose que j’ai envie de leur dire, c’est : ce n’est pas un manque de volonté.

Les crises alimentaires, les compulsions ou l’hyperphagie ne sont pas simplement une histoire de discipline, de calories ou de contrôle. C’est beaucoup plus profond que ça.

C’est une histoire de corps. De système nerveux.D’émotions.De fatigue. De stress. De sécurité intérieure.D’habitudes construites au fil du temps. De blessures parfois invisibles. Et souvent, d’un organisme qui essaie de retrouver un équilibre comme il peut.


Une crise alimentaire n’arrive jamais “pour rien”


Quand une crise arrive, on regarde souvent uniquement ce qui s’est passé dans l’assiette.

“Qu’est-ce que j’ai mangé ?”“Combien ?”“Pourquoi je n’ai pas su m’arrêter ?” “Comment je vais compenser demain ?”

Mais dans mon approche, on va beaucoup plus loin.

La vraie question n’est pas seulement :“Qu’est-ce que tu as mangé ?”

La vraie question est aussi :

Qu’est-ce qui s’est passé avant ?

Dans ton corps ? Dans ta journée ? Dans ton niveau de stress ? Dans ton sommeil ? Dans tes émotions ?Dans ton rapport à toi-même ? Dans ton histoire ? Dans ce que tu retiens, ce que tu portes, ce que tu n’oses pas dire, ce que tu compenses ?

Parce qu’une crise alimentaire est rarement un simple “craquage”.

C’est souvent un message.

Un message d’un corps qui est trop fatigué.D’un système nerveux qui est trop tendu.D’un mental qui contrôle depuis trop longtemps.D’une personne qui a trop donné, trop contenu, trop encaissé.D’un organisme qui cherche une soupape.

Et la nourriture devient parfois cette soupape.


Je ne regarde pas ton corps comme une machine en pièces détachées


Dans mon accompagnement, je ne regarde pas le corps en mode “pièces détachées”.

Je ne vais pas regarder uniquement ton poids. Ni uniquement ton alimentation. Ni uniquement tes symptômes. Ni uniquement tes crises.

Je vais regarder l’ensemble.

Parce que ton organisme fonctionne comme un tout.

Ton sommeil influence tes hormones.Ton stress influence ta glycémie.Ta digestion influence ton humeur.Ton alimentation influence ton énergie.Ton système nerveux influence tes choix.Ton histoire influence ton rapport au corps.Tes émotions influencent tes envies alimentaires. Et ton niveau de sécurité intérieure influence ta capacité à te réguler.

Tout est relié.

C’est pour cela qu’on ne peut pas accompagner l’hyperphagie ou les crises alimentaires uniquement avec un plan alimentaire strict.

Bien sûr, l’alimentation compte. Mais elle n’est qu’une partie de l’histoire.


Le piège du contrôle


Beaucoup de personnes qui vivent des crises alimentaires essaient de s’en sortir en se contrôlant encore plus.

Elles décident de “reprendre les choses en main”. Elles suppriment certains aliments. Elles mangent moins. Elles compensent. Elles se promettent que demain, ce sera différent. Elles deviennent plus strictes.

Et pendant quelques jours, parfois, ça fonctionne.

Puis la tension remonte. Le corps se sent privé. Le mental fatigue. Les émotions s’accumulent. La frustration augmente.

Et une nouvelle crise arrive.

Ensuite viennent la honte, la culpabilité, le jugement.

Puis une nouvelle restriction.

Et le cercle recommence.

C’est ce que j’appelle souvent le cercle invisible :

crise → honte → contrôle → restriction → tension → nouvelle crise

Ce cercle n’est pas un signe que tu es faible.

C’est souvent le signe que ton système n’a pas besoin de plus de violence, mais de plus de compréhension, de stabilité et de sécurité.

Les crises ne parlent pas seulement de nourriture

Une crise alimentaire peut venir dire beaucoup de choses.

Elle peut dire :

“Je suis épuisé·e.” “Je n’ai plus de ressources.” “ Je me sens seul·e.” “J’ai besoin de réconfort.” “Je suis sous pression.”“Je ne m’autorise jamais à relâcher.” “Je veux être parfait·e.” “Je ne sais pas comment traverser cette émotion autrement.”“Mon corps ne se sent pas en sécurité.”“Je suis en restriction depuis trop longtemps.”

Parfois, la nourriture vient remplir un vide. Parfois, elle vient calmer une tension. Parfois, elle vient anesthésier une émotion. Parfois, elle vient offrir un moment de pause dans une vie où tout va trop vite. Parfois, elle vient compenser un manque de douceur, de plaisir ou de liberté.

Ce n’est pas “juste manger trop”.

C’est souvent un système de survie qui s’est installé.

Et ce système, on ne va pas le casser brutalement. On va apprendre à le comprendre.


Mettre du sens sur ton histoire


Une grande partie de mon travail consiste à remettre du sens.

Pas pour rester dans le passé. Pas pour chercher un coupable. Pas pour analyser sans fin.

Mais parce que quand on comprend pourquoi un comportement s’est installé, on arrête de se juger de la même manière.

On peut commencer à se demander :

Depuis quand les crises sont-elles là ? Qu’est-ce qui se passait dans ma vie à ce moment-là ? Quel rôle la nourriture a-t-elle pris ? Est-ce qu’elle calmait quelque chose ? Est-ce qu’elle m’aidait à tenir ? Est-ce qu’elle venait remplacer un besoin que je n’arrivais pas à exprimer ? Est-ce qu’elle me donnait une sensation de contrôle ou de réconfort ? Est-ce qu’elle venait après des périodes de restriction ou de pression ?

Souvent, le comportement alimentaire n’est pas le vrai point de départ.

Il est la conséquence visible d’un déséquilibre plus profond.

Et quand on met du sens, quelque chose change.

On ne se voit plus comme “nulle”, “faible” ou “incapable”. On commence à voir un organisme qui a essayé de s’adapter. Un corps qui a fait comme il pouvait. Un système qui a trouvé une stratégie.

Peut-être que cette stratégie t’a aidé·e à un moment. Mais aujourd’hui, elle te fait souffrir.

Alors on va construire autre chose.


Soutenir le corps pour retrouver l’équilibre


Dans mon accompagnement, on travaille aussi très concrètement.

Parce que oui, le corps a besoin de sens, mais il a aussi besoin de bases solides.

On va regarder :

  • ton rythme alimentaire ;

  • tes apports en protéines ;

  • ta glycémie ;

  • tes fringales ;

  • ton sommeil ;

  • ta digestion ;

  • ton niveau d’énergie ;

  • ton stress ;

  • ton cycle hormonal si nécessaire ;

  • ton inflammation ;

  • ton mouvement ;

  • ta récupération ;

  • tes carences possibles ;

  • ton rapport au sucre ;

  • ton rapport au contrôle.


L’objectif n’est pas de te donner un régime de plus.

L’objectif est de soutenir ton organisme pour qu’il puisse retrouver une forme d’équilibre naturel, ce qu’on appelle l’homéostasie.

Un corps qui manque de sommeil, de protéines, de minéraux, de stabilité glycémique ou de récupération aura beaucoup plus de peine à se réguler.

Ce n’est pas une question de volonté. C’est aussi une question de physiologie.

Parfois, certains compléments peuvent soutenir le terrain : système nerveux, digestion, inflammation, carences, équilibre hormonal, fatigue, selon les besoins de la personne.

Mais les compléments ne remplacent jamais le travail de fond.

Ils peuvent soutenir le corps.Ils ne doivent pas faire taire un symptôme sans l’écouter.

Mon but n’est pas de te donner une liste de choses à prendre. Mon but est de comprendre ce dont ton organisme a réellement besoin.


Le travail invisible


Le travail le plus important n’est pas toujours celui que l’on voit.

Oui, on peut modifier l’alimentation. Oui, on peut travailler le mouvement. Oui, on peut soutenir le sommeil. Oui, on peut ajuster certains apports.

Mais il y a aussi tout le travail invisible.

Celui qui consiste à :

  • comprendre ses déclencheurs ;

  • repérer les moments à risque ;

  • observer sans se juger ;

  • sortir du tout ou rien ;

  • apprendre à poser ses limites ;

  • reconnaître ses besoins ;

  • calmer le système nerveux ;

  • retrouver de la sécurité dans le corps ;

  • arrêter de se parler avec violence ;

  • reconstruire la confiance ;

  • ne plus utiliser la nourriture comme seule solution.


C’est souvent ce travail-là qui change tout.

Parce que tant qu’on ne comprend pas ce que la crise vient apaiser, on essaie seulement de supprimer le comportement.

Mais si on enlève une stratégie sans en construire une autre, le système panique.

Il faut donc avancer avec intelligence, douceur et cadre.


Le yoga, le mouvement et le corps


En tant que professeure de yoga et personal trainer, je vois aussi à quel point le mouvement peut aider à revenir dans le corps.

Mais pas le mouvement-punition.

Pas le sport pour compenser. Pas l’entraînement pour brûler ce qu’on a mangé. Pas la performance pour mériter son repas.

Je parle d’un mouvement qui reconnecte.

Marcher. Respirer. S’étirer. Renforcer le corps progressivement. Sentir ses appuis. Revenir à ses sensations. Habiter son corps au lieu de le combattre.

Le yoga peut être un outil précieux pour apprendre à se réguler, à respirer, à sentir ce qui se passe à l’intérieur, à revenir au présent.

Parce que souvent, dans les crises alimentaires, la personne quitte son corps.

Elle part dans l’automatisme, dans l’urgence, dans la perte de contrôle.

Le travail consiste alors aussi à revenir.

Revenir au corps. Revenir à la respiration. Revenir à la sensation. Revenir à soi.


Retrouver une relation plus apaisée avec la nourriture


L’objectif n’est pas de devenir parfait·e.

L’objectif n’est pas de manger “parfaitement sain” tous les jours. L’objectif n’est pas de ne plus jamais avoir envie de chocolat. L’objectif n’est pas de contrôler chaque repas. L’objectif n’est pas de vivre dans la peur de craquer.

L’objectif est de retrouver de la liberté.

Pouvoir manger sans culpabilité. Pouvoir s’arrêter sans violence. Pouvoir reconnaître la faim et la satiété. Pouvoir vivre un repas social sans angoisse. Pouvoir traverser une émotion sans devoir forcément la manger. Pouvoir prendre soin de son corps sans se punir. Pouvoir perdre du poids, si c’est un objectif, sans repartir dans un cycle de restriction et de crise.

Ce chemin demande du temps.

Mais il est possible.

Pas en forçant davantage. Pas en se détestant plus fort. Pas en recommençant un régime de plus.

Mais en apprenant à comprendre son fonctionnement.


Mon accompagnement

Je suis Florence Waldmeyer, thérapeute en santé holistique, nutrithérapeute, coach en santé, personal trainer et professeure de yoga à Marly, près de Fribourg.

J’accompagne les personnes qui vivent une relation compliquée avec leur corps, leur poids, leur alimentation ou leurs émotions.

Mon approche est globale.

On regarde l’assiette, oui. Mais on regarde aussi le corps, le stress, le sommeil, les hormones, la digestion, le mouvement, l’histoire personnelle, les émotions et les mécanismes invisibles qui entretiennent les crises.

Je ne suis pas là pour te juger. Je ne suis pas là pour te mettre au régime. Je ne suis pas là pour te donner une discipline de plus.

Je suis là pour t’aider à comprendre comment tu fonctionnes.

Pourquoi ton corps réagit ainsi. Pourquoi tu en es arrivé·e là. Pourquoi la nourriture a pris cette place. Et comment on peut reconstruire, pas à pas, un équilibre plus stable, plus doux et plus durable.


Quand demander de l’aide ?

Si tu vis des crises alimentaires régulières, si tu manges parfois avec une sensation de perte de contrôle, si tu ressens de la honte après avoir mangé, ou si ton rapport à la nourriture prend trop de place dans ta vie, il est important de ne pas rester seul·e.

L’hyperphagie et les troubles alimentaires méritent un accompagnement sérieux, humain et adapté.

Selon la situation, un suivi médical ou psychothérapeutique peut être nécessaire. Mon accompagnement peut venir en soutien ou en complément, pour travailler l’hygiène de vie, la compréhension des mécanismes, le rapport au corps, l’alimentation, le système nerveux et le retour à l’équilibre.

Tu n’as pas besoin d’attendre d’aller “assez mal” pour demander de l’aide.

Tu as le droit d’être accompagné·e maintenant.


Et si on arrêtait de te réparer ?


Peut-être que tu n’as pas besoin qu’on te répare.

Peut-être que tu as besoin qu’on t’écoute vraiment.

Qu’on regarde l’ensemble. Qu’on mette du sens sur ton histoire. Qu’on arrête de séparer ton corps, ton mental, ton alimentation et tes émotions. Qu’on comprenne enfin pourquoi ton système fonctionne comme ça.

Parce que tu n’es pas un problème à corriger.

Tu es un organisme vivant, intelligent, sensible, qui a fait comme il a pu avec ce qu’il avait.

Et maintenant, on peut lui apprendre autre chose.

Avec du cadre. Avec de la douceur. Avec de la clarté. Avec une alimentation qui soutient. Avec un mouvement qui reconnecte. Avec un système nerveux qui respire. Avec un corps qui retrouve confiance.

Si tu te reconnais dans ces lignes, je t’accompagne à Marly, près de Fribourg, pour retrouver une relation plus apaisée avec ton corps, ton alimentation et ton histoire.


 
 
 

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